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dans la marche avec Dieu

Lundi 4 Août 2008 à 17:47:47


 

EXHORTATION POUR LE MONT HOREB

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Thème général     :  Dans la marche avec Dieu

 

Thème particulier :  Comment devenir en réalité ce que Dieu dit   

                                   que nous sommes.

 

Références principales : Hébreux 11 : 1

                                          Colossiens 1 : 23

                                          2 Corinthiens 13 : 13

                                          Romains 5 : 5

                                          Proverbes 29 : 18

 

1)   Introduction

 

  Hébreux 11 : 1 dit

           « Or la foi est une ferme assurance des choses qu’on espère,    

              une démonstration de celles qu’on ne voit pas ».

 

On notera d’abord que la foi comprend deux parties. Si l’une n’est pas là, elle n’est plus la foi. Il y a l’assurance et la démonstration.

 

On notera aussi que dans cette définition on retrouve deux mots de la plus grande importance dans le Royaume de Dieu, à savoir la foi et l’espérance ; c’est dire combien ce verset est important.

 

  2 Corinthiens 13 : 13

            « Maintenant donc ces trois choses demeurent : la foi, l’espéran-

               ce, l’amour ; mais la plus grande de ces choses c’est l’amour».

 

Ce dernier verset montre que l’espérance qui pèse tout autant que la foi occuperait tout autant de place dans cette définition de la foi que la foi elle-même. D’emblée on peut dire que l’une ne peut pas être sans l’autre car elles sont distinctes.

 

Hébreux 11 : 1 doit intuitivement jouer un très grand rôle dans la marche avec Dieu. 

Il est dès lors impératif vu l’importance de ces deux mots et de leur conjonction dans Hébreux 11 : 1 d’approfondir leur sens afin de découvrir le fonctionnement de ce verset dans la marche avec Dieu.

 

2)     L’espérance

 

Un jour ou un autre de notre vie, nous avons espéré en quelque chose avec tout notre cœur, mais en fin de compte, nous avons été déçus car la chose espérée ne s’était pas produite. Et cela est arrivé plusieurs fois au point que notre « espérance » est aujourd’hui teinté de prudence, voire de doute, exprimées par des phrases comme la suivante « Que la volonté de Dieu soit faite. »

 

Bien que cette phrase soit biblique, elle cache souvent l’incertitude, voire le désespoir.

 

Pourtant la Parole de Dieu dans Romains 5 : 5 dit :

    «  L’espérance ne trompe point » 

 

Dans d’autre traduction, il est dit

     « L’espérance ne déçoit jamais »

 

Puisque la Parole de Dieu affirme que l’espérance ne déçoit jamais, c’est que ce que nous avons pensé être de l’espérance ne l’était point car cette espérance-là est incertaine tandis que l’espérance de la Bible est certaine.

 

C’est quoi donc l’espérance de la Bible ?

 

Dans Colossiens 11 : 23, Paul nous avertit de ne pas nous éloigner de l’espèrance de l’Evangile, parce que toute autre espérance est spirituellement dangereuse.

« Si du moins vous demeurez fondés et inébranlables dans la foi,

   sans vous détourner de l’espérance de l’Evangile que vous avez

   entendu, qui a été prêché à toute créature sous le ciel, et dont

   moi Paul, j’ai été fait ministre ».

 

Ce verset nous montre que notre espérance doit être tirée de l’Evangile. C’est cette espérance là qui ne déçoit pas. Vous noterez également que la foi et l’espérance se retrouvent encore ensemble comme des sœurs jumelles et non siamoises car elles sont distinctes.

 

Ephésiens 2 : 12 confirme que cette espérance doit provenir de l’alliance avec Dieu et de Christ.

«  Souvenez-vous que vous étiez en ce temps là sans Christ, privé de droit de cité en Israël,   étrangers aux alliances de la promesse, sans espérance et sans Dieu dans le monde ».

 

Ce verset qui suit nous dit aussi que, grâce à Christ, nous avons maintenant de l’espérance.

 

·        Colossiens 1 : 27

« Dieu a voulu leur faire connaître la glorieuse richesse de ce

   mystère parmi les païens, savoir Christ en vous l’espérance de

   la gloire ».

 

Ephésiens 2 : 12 veut simplement  dire que sans alliance vous ne pouvez pas avoir de l’espérance car celle-ci est une certitude que les choses promises ou désirées vont s’accomplir, certitude qui ne peut être garantie que par le garant de l’alliance, savoir Dieu.

 

Mais qu’est ce que l’espérance ?

 

Avoir de l’espérance c’est attendre intensément et avec confiance totale quelque chose dont vous êtes parfaitement certain qu’elle se produira.

 

Nous allons mieux le comprendre par cet exemple.

 

Supposons que vous désirez construire une maison et quelqu’un a déjà disposé en banque de l’argent pour toutes les dépenses nécessaires au moyen d’une garantie bancaire.

 

Vous irez d’abord voir un architecte qui vous présentera différents plans correspondants à la description du type de maison que vous désirez parmi lesquels vous allez choisir celui qui correspond à votre conception de vie.

Bien sûr aucun plan ne correspondra parfaitement à votre conception. L’architecte devra retoucher le plan choisi pour l’adapter. Une fois convenu, l’architecte va établir le plan définitif, faire la maquette de la maison, voire du jardin dans lequel elle sera construite. Ce sera la représentation exacte de votre maison.

Vous pouvez même commencer à définir les emplacements des meubles voire même leurs types. Cette maison sera si réelle pour vous que vous n’aurez pas de gêne à montrer et à en parler à vos proches. Vous allez être tellement convaincu que si on vous dit que ce n’est pas une maison vous leur direz que si, c’est votre maison car rien ne s’oppose à sa construction car vous avez déjà tout l’argent. Il vous faut simplement le matériel et un constructeur capable de bâtir votre maison.

 

Cet exemple je l’ai tiré de la définition de la foi dans une des versions anglaises où la foi est définie de la manière suivante.

« Now faith is the substance of things hoped for, the evidence of

   things not seen »

 

C'est-à-dire

 

« Maintenant la foi est le matériel des choses qu’on espère et

   l’évidence des choses qu’on ne voit pas ».

 

Dans cette définition, le plan de l’architecte est l’évidence de la maison qui n’existe que sur papier mais pas en réalité ; c’est la représentation exacte de la maison. Cela correspond à la 2ème partie de la version anglaise.

 

         Les matériaux c’est votre foi et le constructeur c’est Dieu.

 

Le comportement de l’homme dans cet exemple correspond à la 1ère partie de traduction française où l’on parle de la pleine assurance de ce qu’on espère.

 

On notera qu’avec les matériaux seulement mais sans plan, on ne peut construire une maison et avec le plan seulement sans les matériaux, on ne peut pas non plus construire une maison. C’est le lien qui existe entre l’espérance et la foi.

 

L’espérance est la chose que vous désirez de tout votre cœur voir s’accomplir dans votre vie de manière certaine. Colossiens 1 : 23 et Ephésiens 2 : 12 disent qu’une telle espérance ne peut être puisée que dans la Bible et nulle part ailleurs, dans les promesses de Dieu. Quand vous lisez et méditez profondément la parole de Dieu correspondant aux promesses de Dieu que vous rechercher pour votre vie , le Saint Esprit crée en vous une image interne de cette promesse jusqu’à ce qu’elle devienne une réalité pour vous.  Il le fait à la manière dont Dieu forme un enfant dans le sein de sa mère sans que nous sachions comment. C’est pourquoi l’Evangile est la puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit. (Romains 1 : 16).

 

Cette image peut être si forte que vous commencez à vous comporter comme si elle était réelle.

 

Le Saint-Esprit est l’architecte qui crée cette image en vous.

 

Mais cette image ne peut se transformer en réalité que si par votre foi Dieu l’y amène. La foi c’est le matériel que Dieu utilise pour réa- liser votre espérance. Sans espèrance, Dieu ne peut rien faire et sans foi, il ne peut rien non plus. C’est pourquoi il est dit dans 1 Corinthiens 13 : 13  que ce sont les choses qui demeurent car sans elles, Dieu ne peut rien.

 

La certitude de l’espérance de la Bible vient du fait que Dieu est derrière sa parole pour l’accomplir.(Esaïe 55 : 11)

 

Souvent, on parle de penser positivement dans les prédications. Bien que cela soit meilleur qu’avoir des pensées négatives, la pensée positive n’est pas l’espérance dont la Bible parle car elle n’est basée sur rien, elle n’est garantie par rien. Mais l’espérance sur laquelle doit être fondée notre foi est basée sur la Parole de Dieu. L’assurance est assurée par la capacité de Dieu à mener à bien la chose qu’on espère.

 

Par exemple, quelqu’un qui souffre de cancer de foi peut dire.

« J’espère que je serai guéri de ce cancer ». Je peux dire

« Qu’est ce qui te fait penser que tu seras guérie lorsque le médé-

   cin te dit que ton cancer est incurable ? La personne peut répondre de deux manières. Soit « Je crois que je serai guérie parce que je veux que cela soit vrai », mais cette espérance n’a pas de fondement sur lequel elle repose. C’est de l’espérance qui n’est pas biblique.

Soit il peut répondre en disant : » Je serai délivrée de cette maladie parce que la Parole de Dieu dit que toutes maladies et plaies sont sous la malédiction de la loi ; mais Jésus-Christ m’a délivré de la malédiction de la loi, ayant été fait malédiction pour nous. C’est-à-dire Jésus-Christ m’a délivrée de la malédiction du cancer ». Ceci est l’espérance de la Bible qui ne déçoit jamais. 

 

Mais attention une simple récitation ne suffit pas, il faut que cette pensée soit faite chair ou devienne une parole rhema pour vous.

 

Il y a souvent confusion dans nos têtes entre la foi et l’espérance. L’espérance est la chose qu’on désire ou qu’on cherche à devenir.

Lorsqu’on n’a plus l’image de ce que l’on cherche, la foi perd sa raison d’être. Souvent ce n’est pas la foi que nous manquons mais c’est l’espérance que nous ne possédons pas.

C’est pourquoi Jésus-Christ répondant à ses disciples qui lui demandaient d’augmenter leur foi, il leur dit que si votre foi était aussi grand qu’un grain de sénevé vous diriez à cette montagne de se déplacer et elle le ferait.  Jésus-Christ voulait dire que ce n’est pas une question de foi mais d’espérance « Si vous voyez en image cette montagne se déplacer, elle se déplacera ». Mais nous n’arrivons pas à créer cette image en nous.

 

Souvent d’ailleurs, on essaye d’exercer la foi sans espérance, c’est de la peine perdue. Une prière comme « si telle est Ta volonté » est une prière qui montre à l’évidence qu’on a pas d’espérance car par définition avoir l’espérance c’est être intensivement en attente de ou s’attendre avec une confiance absolue à l’avènement de la chose qu’on désire. Notez aussi que toutes les promesses de Dieu sont l’expression de sa volonté. Dieu ne peut se dédire. Ainsi, vous n’avez plus à dire si c’est Sa volonté. 

 

A partir du moment où vous craignez que la chose que vous espérez ne puisse arriver, vous n’avez plus d’espérance ; c’est pourquoi Jacques 1 : 6 à 8 dit qu’un tel homme ne doit pas s’attendre à recevoir quelque chose de  Christ.

 

Alors que Jésus-Christ a dit si votre foi est aussi petite qu’un grain de sénevé, l’espérance quant à elle doit être aussi tranchant qu’un couteau de boucher.

 

L’espérance joue dans les deux sens en matière de miracle : faire ou recevoir le miracle.

C’est là la raison pour laquelle certains font des miracles et d’autres pas,  certains en reçoivent et d’autres pas.

Il suffit que l’un des acteurs manque de l’espérance ou de la foi, le résultat est compromis.

 

Notons que pour celui qui doit accomplir le miracle, l’amour est nécessaire. Sans lui, c’est de la gloire personnelle que l’on recher-che et le résultat peut être compromis. L’amour qui est la plus grande des choses qui demeurent.

 

Ce qu’il faut pour obtenir des résultats, c’est méditer la Parole jusqu’à ce que l’espérance grandisse fortement, c’est-à-dire que l’image intérieure soit forte et claire. Une fois qu’elle atteint ce stade, elle se transforme en courage. Et courage plus espérance égale l’esprit de foi en action. C’est pourquoi l’homme de notre exemple pouvait aller parler de sa maison qui n’existe pas encore physiquement à ses proches, car elle était réelle spirituellement en lui.

 

·        2 Corinthiens 4 : 13

« Et comme nous avons le même esprit de foi qui est exprimé

   dans cette parole de l’Ecriture : j’ai cru, c’est pourquoi j’ai

   parlé, nous aussi nous croyons, c’est pour cela que nous

   parlons ». 

 

L’esprit de foi parle ! Il appelle les choses qui n’existent pas comme si elles étaient. Il fait des confessions non parce qu’il suppose ou par désespoir, mais parce que l’attente est si forte et confiante qu’il ne peut garder la bouche fermée.

 

L’esprit de foi fait aussi proclamer les vérités de la Parole concernant sa situation, des vérités telles que

«  La Parole dit que toutes maladies et plaie sont sous la malédic-

    tion de la loi.

    Jésus-Christ nous a délivrés de la malédiction de la loi, ayant été

    fait malédiction pour nous, je ne suis donc pas malade car

    Jésus-Christ m’a lavé dans son sang et par ces meurtrissures j’ai

    été guéri et il a porté mes maladies et mes plaies. »

 

Parfois, le silence devant les autres démontre que notre espérance n’est pas grande, que nous ne sommes pas encore sûrs.

 

Nous avons beaucoup parlé de l’espérance. Qu’en est-il de la foi ?

 

1 Corinthiens 2 : 5 dit  

   « Afin que votre foi soit fondée, non sur la sagesse des hommes,

      mais sur la puissance de Dieu ».

 

Ce verset montre que la foi est la confiance à la capacité de Dieu d’accomplir sa parole, mais aussi à sa fidélité.

 

·        Esaïe 55 : 11

« Aussi en est-il de ma parole qui sort de ma bouche.

   Elle ne retourne point à moi sans effet, sans avoir exécuté

   ma volonté et accompli mes desseins ».

 

La foi ne pose pas de problème. Plusieurs l’ont, du moins en ce qui concerne la capacité de Dieu.

 

Mais plusieurs ne manifestent pas assez leur foi dans la fidélité de Dieu d’accomplir ce qu’il a promis. Ce déficit de confiance vient des échecs passés dus en général à l’absence d’espèrance.

 

La foi, c’est la confiance en Dieu, c’est adorer Dieu en vérité. Celui qui n’a pas la foi adore Dieu des lèvres seulement. Ce n’est pas étonnant qu’un tel homme ne soit pas agréable à Dieu.

 

·        Hébreux 11 : 6

« Sans la foi, il est impossible d’être agréable à Dieu ».

 

En fait, lorsqu’on dit que la foi vient de ce que l’on entend et ce que l’on entend de la parole de Dieu, il y a comme un lapsus linguae. On veut dire que la vraie foi est celle qui repose sur l’espérance de l’Evangile, espérance qui vient de l’écoute et de la méditation de la Parole de Dieu.

 

Dans ce sens, la foi devient une confession que Dieu est capable d’accomplir ce qu’il a dit.

 

 

         CONCLUSION

 

 

Le processus que nous venons de décrire, est celui qui contrôle le cours de votre vie.

Les images intérieures, qu’elles soient de l’espérance ou du désespoir, deviennent des plans pour votre foi ou votre peur et en définitive contrôlent votre destinée.

 

Autant la peur est le revers de la foi, autant le désespoir est le revers de l’espérance.

 

Autant la foi amène l’espérance à se produire autant la peur amène le désespoir à se réaliser.  

 

Une fois que vous avez compris cela, vous avez la clef à votre futur. Vous tenez la clef pour devenir tout ce que Dieu veut que vous soyiez. Cela ne dépend pas du lieu (physique, social ou spirituel) où vous êtes maintenant. 

 

Tout ce que vous devez faire c’est scruter la Parole de Dieu et commencer à construire votre espérance.

 

Bien entendu, Satan va vous nourrir de pensées contraires. Si vous les pensez, vous êtes en difficulté. Mais si vous demeurez dans la parole de Dieu jusqu’à ce que une image intérieure de possession de la chose devienne précise et forte, et si vous pensez et proclamez ses promesses jour après jour, alors vous pourrez résister à Satan qui voudra vous enlever l’espérance.

Mais sachez que cela n’est pas facile, vous ne réussirez pas les premières fois, mais tenez bon.

 

Nous venons de voir que ce qui est plus compliqué c’est avoir l’espérance sans laquelle votre foi ne peut rien.

L’espérance provient de la lecture, de la méditation et de la confession jour et nuit des promesses de Dieu. Le Saint-Esprit va les transformer en rhema pour vous. C’est alors que par la foi vous la verrez s’accomplir.  

 

 

dans la marche avec Dieu 2

Lundi 4 Août 2008 à 17:50:51


 

EXHORTATION POUR LA CELLULE DE GERBERAS

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Thème général        :  Dans la marche avec Dieu.

 

Thème particulier    :  Réjouis-toi parce que J’ai tout accompli.

 

Références de base :  Genèse 1 : 28

                               Esaïe 43 : 18 à 21

                               Esaïe 54 : 1 à 10

                               Esaïe 55 : 8 à 11

                               Esaïe 54 : 13 à 17

                               Esaïe 56 : 3 à 7.

                               Jacques 1 : 2 à 4

                               1 Pierre 1 : 7

 

1.   Introduction

 

Lorsque Dieu créa l’homme, la première chose qu’Il fit, c’est de le bénir, c’est-à-dire de lui donner la puissance pour prospérer.

La Bible elle-même définit dès le départ ce qu’est la prospérité. Elle dit dans Genèse 1 : 28.

  « ……Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et

     assujettissez-la ……. ».

 

Tout ce qui suit le mot « fécond » est tout simplement son amplification.

Ainsi, celui qui est fécond doit pouvoir se reproduire et doit être capable d’assujettir son environnement, c’est-à-dire le transformer pour son propre bien-être.

C’est dans ce sens que l’on doit considérer la science ; elle n’est pas contre Dieu, elle est la volonté de Dieu même si on en fait parfois un mauvais usage. C’est pourquoi le Chrétien doit s’adonner aux études pour connaître et assujettir son environne-ment ; autrement, il désobéit à la volonté divine.  

 

D’où vient que l’homme béni au départ puisse être stérile, comme  Esaïe 54 : 1  l’affirme ?

 

 

·        Jean 10 : 10

« Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire ;

   moi, je suis venu afin que les brebis aient la vie et qu’elles

   l’aient en abondance ».

 

C’est la chute d’Adam qui a changé notre état par le péché qui est entré dans le monde.

 

2.   La promesse de la restauration

 

Dès la chute d’Adam, Dieu promit la restauration de l’homme. Dès lors, Dieu entreprit le processus de restauration.

 

·        Genèse 3 : 14 et 15

« L’Eternel Dieu dit au serpent : Puisque tu as fait cela, tu seras

   maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des

   champs, tu marcheras sur ton ventre et tu mangeras de la

   poussière tous les jours de ta vie.

   Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité  et

   sa postérité : celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le

   talon. »

 

Ce passage est très important pour nous Chrétiens, car c’est là que se trouve la promesse de notre rédemption. Mais est-ce que nous comprenons les allégories qui sont utilisées dans cette promesse ? Pour ma part, j’ai toujours eu des difficultés pour les comprendre. J’ai trouvé aux cours de mes études une explication suffisamment satisfaisante pour que je ne vous la suggère pas.

 

La version anglaise donne un sens un peu différent au verset 14 car il y parle de la malédiction du serpent plus grave que celle d’un autre animal, démontrant par là que tous les animaux furent maudits en même temps que l’homme, mais le serpent le fut davantage – Romains 8 : 20 à 22 confirme cette assertion puisqu’il suggère que toute la création fut affectée par la chute de l’homme.

 

L’inimitié représente le conflit entre Satan et le peuple de Dieu, spécialement Jésus-Christ. Ce conflit est dépeint par « celle-ci t’écrasera la tête et tu lui blesseras le talon ». Ceci décrit le long combat entre le bien et le mal, avec la victoire finale de Dieu par Jésus à la croix de Golgotha. Dans un sens plus étendu,  à la fin, la race humaine triomphera complètement sur le Diable.   

 

·        Romains 16 : 20

« Le Dieu de paix écrasera bientôt Satan sous vos pieds. »

 

   ou

 

·        Luc 10 : 19

« Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents

   et les scorpions, et sur toute la puissance de l’ennemi ; et rien

   ne pourra vous nuire. »

 

Les serpents et les scorpions sont les symboles des ennemis spirituels et les puissances démoniaques, qui sont la postérité de Satan. Jésus nous a donné le pouvoir sur eux.

 

L’imminence de la restauration est annoncée dans :

 

·        Esaïe 43 : 18 à 19

            « Ne pensez plus aux événements passés et ne considérez plus

       ce qui est ancien.

       Voici, je vais faire une chose nouvelle, sur le point d’arriver.

       Ne la connaîtrez-vous pas ?

       Je mettrai un chemin dans le désert et des fleuves dans la

       solitude. »

 

Avant tout, nous devons comprendre que toute la Bible est christocentrique, c’est-à-dire concerne Jésus-Christ et son œuvre rédemptrice, particulièrement les prophéties même si les allégories qui y sont utilisées paraissent de loin ne pas se rapporter à Christ ou semblent concerner les événements historiques présents ou futurs. Il faut un esprit de révélation pour pouvoir les rapprocher des événements qui concernent Jésus-Christ, Son œuvre et Son peuple. 

 

Dans le contexte d’Esaïe 43, les Ecritures parlent de Babylone qui représente Satan et d’Israël qui représente le peuple de Dieu ainsi que de la délivrance de ce dernier de la puissance de Satan !

Ce sont les mêmes personnages dont il est question dans Esaïe 54 où l’on parle d’Israël, le peuple de Dieu délivré de Satan par l’œuvre de la croix d’Esaïe 53, avec lequel il avait commis l’adultère et qui a dominé sur Israël comme un mari tyrannique.

 

Le peuple est dans le désert, signe d’infécondité car dans le désert, rien ne pousse, la terre n’y est pas assujettie, la preuve étant qu’il n’y a pas de chemin. Le mot solitude indique l’absence de la production. Dieu promet qu’Il va bénir, c’est-à-dire donner la puissance de reproduire, de prospérer. C’est le sens de fleuve et de chemin. 

 

Comme dans Esaïe 54 : 1, Dieu est en train de nous réconforter en nous disant d’oublier le passé et de regarder vers l’avenir.

Dans Esaïe 54 : 4 à 6, Dieu nous demande une fois de plus de ne pas nous souvenir de l’opprobre de notre veuvage.

 

Au verset 4, il est question de veuvage. Dieu est en train de comparer notre séparation d’avec Lui, comme une séparation par la mort,  donc point de contact.

Mais au verset 6,  Dieu parle de divorce puisqu’il est question de répudiation. N’est-ce pas là une contradiction.

En réalité, non, car il y a deux étapes dans notre délivrance. Il faut d’abord que l’Epoux qui est mort ressuscite. Ensuite, il faut qu’il y aie une réconciliation.

 

Ces deux étapes sont l’œuvre de la croix,  la ressurection ainsi que l’ascension au ciel de notre Seigneur Jésus-Christ en tant que Souverain Sacrificateur entrant dans le tabernacle céleste avec Son propre sang pour le sacrifice expiatoire de nos péchés.

 

3.   La restauration

 

Nous avons longuement parlé de l’œuvre de la croix prévue par Dieu pour notre restauration. Jésus-Christ est venue pour dépouiller les dominations et les autorités et les livrer publiquement en spectacle en triomphait d’elles.

 

C’est par l’œuvre de la croix dont nous avons étudié les effets et l’impact dans notre vie que Dieu nous a béni de nouveau, c’est-à-dire rendu féconds de nouveau d’où la bonne nouvelle.

 

 

4.   Le jubilé chrétien

 

·        Esaïe 61 : 1, 2

« …. Car l’Eternel m’a oint pour porter de bonnes nouvelles aux

   malheureux……… ; pour publier une année de grâce de

   l’Eternel ».

proclame le jubilé chrétien que nous avons vu en détail précé-demment en faisant allusion à l’année jubilaire juive où les pauvres, les esclaves recouvraient leur liberté et rentraient dans leurs propriétés.

 

C’est le même message qui est annoncé dans Esaïe 54 : 1, après l’accomplissement de l’œuvre de la croix.

 

·        Esaie 54 : 1

« Réjouis-toi, stérile, toi qui n’enfante plus ?

   Fais éclater ton allégresse et ta joie, toi qui n’as plus de dou-

   leurs !

       Car les fils de la délaissée seront plus nombreux que les fils de

       celle qui est mariée, dit l’Eternel ». 

 

Cette exhortation de chanter en face d’une situation de stérilité semble méchante. Mais Esaïe connaît la puissance de la joie, exprimée ici par les chants.

Esaïe veut nous montrer que c’est à travers l’adoration que nous triompherons de la stérilité. Si nous exaltons ou intronisons Dieu par l’adoration, Dieu va pourvoir miraculeusement à nos besoins.  

 

Cette bonne nouvelle ne concerne pas seulement nous les Chrétiens, mais à travers le bien qui nous sera fait, il y aura des effets collatéraux sur les autres.

 

·        Esaïe 43 : 20

« Les bêtes des champs me glorifieront, les chacals et les outru-

   ches, parce que j’aurai mis des eaux dans le désert, des fleu-

   ves dans la solitude pour abreuver mon peuple, mon élu. »  

 

Ainsi, il n’y a pas que les élus qui sont bénéficiaires de l’œuvre de la croix, mais aussi ceux qui partagent le même environnement qu’eux.

 

Nous sommes donc une source non seulement de la gloire du Seigneur mais aussi de délivrance pour ceux qui nous entourent.

 

En effet  Chroniques 7 : 14, montre que nous sommes une source de délivrance pour le pays.

 

·        2 Chroniques 7 : 14

« Si mon peuple sur qui est invoqué mon nom s’humilie, prie et

   cherche ma face, et s’il se détourne de ses mauvaises voies,

   Je l’exaucerai des cieux, Je lui pardonnerai son péché, et je

   guérirai son pays. »

 

Et nous sommes source de délivrance et de prospérité pour les nôtres selon Esaïe.

 

·        Esaïe 54 : 13

« Tous les fils seront disciples de l’Eternel et grande sera la

   prospérité de tes fils ».

 

Et mêmes de la nature toute entière d’après Paul.

 

·        Romains 8 : 19 à 21

 

5.   Jésus-Christ, unique source de salut

 

·        Esaïe 55 : 1

« Vous tous qui avez soif, venez aux eaux, même celui qui n’a pas d’argent. Venez, achetez et mangez. Venez, achetez du vin et du lait, sans argent, sans rien payer. »

 

Dieu ne fait pas attention à notre condition sociale, ni d’ailleurs à notre nationalité ou état physique.

 

·        Esaïe 56 : 3 à 7

 

Les conditions d’accès aux bénédictions sont les mêmes pour tous : c’est avoir soif, observer ce qui est droit et pratiquer ce qui est juste (Esaïe 55 : 1), Esaïe 55 : 2 et Esaïe 56 : 1).

 

La condition essentielle que Dieu donne, c’est que nous ayons soif pour aller nous abreuver aux eaux et fleuves que Dieu met dans le désert et dans la solitude. Jésus-Christ a tout payé à la croix – on peut donc aller s’abreuver gratuitement. C’est dire que la provision est déjà là. C’est à celui qui veut d’aller la chercher.

Le désert et la solitude sont la description de l’état de l’homme sans Jésus-Christ.

 

Jésus-Christ a fait le même appel dans

 

·        Jean 7 : 37

« Le dernier jour, le grand jour de la fête, Jésus se tenant

   débout, s’écria :si quelqu’un a soif, qu’il vienne à moi et qu’il

   boire ».

 

Jésus faisait allusion à la joyeuse cérémonie célébrée chaque jour de la Fête des Tabernacles pendant laquelle les prêtres apportaient au temple dans un bol en or l’eau (symbolisant l’eau qui était sorti du rocher au désert, (Exode 17)) du pool de Siloé. L’eau était ensuite versée sur l’autel comme une offrande à Dieu pendant que le peuple criait et chantait. Cette eau symbolisait Jésus selon

 

·        1 Corinthiens 10 : 4

«  et qu’ils ont tous bu le même breuvage spirituel, car ils

    buvaient à un rocher spirituel qui le suivait, ce rocher était

    Christ. »  

 

Donc Jésus voulait dire aux juifs qu’il n’était plus utile de recourir au symbole, qu’Il était la réalité de ce symbole et qu’il fallait aller à Lui. Cette eau qui les avait abreuvés au désert, c’était Lui.

 

Nous voyons maintenant ce que signifie ce fleuve et ces eaux auxquels le peuple de Dieu devraient aller s’abreuver. C’est Jésus-Christ qui est aussi le chemin ( Jean 14 : 6).

 

·        Jean 7 : 38 et 39

« Celui qui croit en moi, des fleuves d’eau vive couleront de son

   sein, comme dit l’Ecriture. Il dit cela de l’Esprit que devaient    

   recevoir ceux qui croiraient en lui : car l’Esprit n’était pas

   encore parce que Jésus n’avait pas encore été glorifié. »

 

Lorsque le Chrétien aura bu cette eau, il sera lui-même une source de rafraîchissement spirituel. Car il recevra du Saint Esprit les dons spirituels pour l’utilité de tous.   

 

Sommes-nous des sources de rafraîchissement pour les autres.

Ne sommes-nous pas égoïstes ?

Comment pouvons-nous nous attendre aux dons du Saint-Esprit si nous n’avons pas amour en nous ?

 

6.   La marche vers la possession de la promesse

 

Lorsqu’on fait un champ important, il faut aussi préparer le grenier qui doit recevoir la récolte ; autrement, la récolte risque d’être exposée aux intempéries et pourrir.

 

De même, l’homme qui doit recevoir la bénédiction doit être préparé ou se préparer de peur que la bénédiction divine ne le détourne de Dieu.

 

·        Esaïe 54 : 2 et 3

« Elargis l’espace de ta tente ; qu’on déploie les couvertures de

   ta demeure :  ne retiens pas ! Allonge tes cordages et affer-   

   mis tes pieux !

       Car tu te répondras à droite et à gauche ; ta postérité enva-

       hira des nations et peuplera des villes désertes. »

 

Nous voyons ici qu’il s’agit de se préparer pour une bénédiction abondante.

 

·        Galates 4 : 1 à 3

V.3  « Nous aussi, de la même manière, lorsque nous étions

          enfants nous étions sous l’esclavage des principes

          élémentaires du monde. »

 

Ici, il est question de maturité spirituelle nécessaire pour hériter les promesses. Cette maturité se manifeste dans la connaissance et la pratique de la parole de Dieu, et plus spécialement de la piété, de la foi et de l’espérance.

 

Les épreuves constituent une autre source de préparation.

 

·        Jacques 1 : 2 à 4

« Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les di-

   verses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés,

   sachant  que l’épreuve de votre foi produit la patience.  

       Mais, il faut que la patience accomplisse parfaitement son

       oeuvre afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir

       en rien. »

 

Regarder comme un sujet de joie ne veut pas dire réagir émotion-nellement avec joie, mais c’est une appréciation délibérée et intelligente de la situation selon la perspective de Dieu, regardant les épreuves comme un moyen de la croissance spirituelle et morale. On ne se réjouit pas de l’épreuve elle-même, mais de ses résultats possibles.

 

L’épreuve renferme aussi l’idée de tester l’authenticité de nos sentiments et motivations. Elle sert de discipline pour purger la foi des scories, des impuretés et déchets, rejetant ce qui est faux.

 

De l’autre côté, la patience ne doit pas être une résignation passive aux circonstances défavorables, mais une résolution positive qui endure bravement. Quand on réagit passivement, on ouvre la voie à la dépression.

 

·        1 Pierre 1 : 7 nous montre la finalité de » l’épreuve.

« Afin que l’épreuve de votre foi plus précieuse que l’or périssa-

   ble (qui cependant est éprouvé par le feu) ait pour résultats

   la louange, la gloire et l’honneur lorsque Jésus-Christ appa-

   raîtra. »

 

Pierre veut dire que si l’or qui est périssable et moins précieux que votre foi doit subir l’épreuve du feu pour être utilisable, combien plus votre foi doit l’être pour porter des fruits.

 

Le grand problème avec les épreuves est qu’on peut ne pas les reconnaître et développer dès lors une réaction improductive.